Accueil Logistique-1.com

La logistique des 500 derniers metres

1 - Logistique.com : La logistique de proximité recouvre pour nous deux espaces distincts que sont les besoins des entreprises et ceux des particuliers ; Autant le premier est connu et à donner lieu à des pratiques innovantes ces dernières années autant le second est balbutiant et apparaît ces derniers mois, réapparaît serait d’ailleurs une expression plus juste

Entreprise de Courses :

Je suis d’accord avec votre séparation des marchés, ainsi qu’avec la vision d’une demande en devenir pour le second et qui renoue parfois avec ce qui a pu exister, il y a plus de 25 ans…

2 - L.C. La course de proximité pour les entreprises a correspondu à des attentes en termes d’urgences et de services, les deux s’imbriquant le plus souvent, ainsi à l’occasion d’une grève le coursier palliait-il une carence et il y avait aussi les possibilités de bâtir autour du service des offres autorisant les plages les plus étendues de travail ou l’intégration d’opérations administratives ou de dépannages au sein de l’acte de transport.

E.C.

On peut le dire comme cela, pour l’opérationnel que je suis, je dirais que nous avons des ‘produits’ complémentaires et intégrables pour les entreprises sur la base d’une division de l’espace en zones d’actions, moins de 10 km et de 10 à 20 km du centre de l’agglomération, auxquels s’adjoignent des services d’urgences nationales et internationales, L’ Union Européenne, avec des services ‘Ad-Hoc’ de type liaisons régulières ou ponctuelles, ainsi que des demandes de débords…Cars de tourisme qui débordent de produits achetés localement…

3 - L.C. Les pratiques nouvelles ont quelles origines, en ce qui concerne l’entreprise et le particulier ?

E.C.

Pour les entreprises la source quasi unique c’est la gestion du " Flux tendu " dans tous les domaines, que ce soit pour la maintenance, la gestion des stocks et la réaction aux désirs du client qui s’exprime souvent au dernier moment, évidemment c’est mon quotidien donc je vois plutôt des cas de la sorte.

Il existe dans ce contexte des demandes nouvelles qui ont pour motif la volonté du " détaillant " de ne plus avoir de stocks ainsi les services aux restaurateurs en ce qui concerne le vin est un bon exemple, de plus en plus de négociant font appel à nous pour livrer ’au dernier moment’ les bouteilles nécessaires pour la fin de semaine…

Le nouveau c’est le particulier…soit à la demande de commerçants de proximité aussi bien que d’enseignes soit à la demande des intéressés eux-mêmes.

 

Le motif est unique, c’est le vieillissement de la population. Il y a bien les questions d’encombrements des rues mais en majorité les demandes tournent autour du ‘portage’ de

charges, commissions, bouteilles de gaz et d’eau, voir de petits déménagements…et de bricolages

L.C.

Oui et puis vous êtes une distraction….

E.C.

C’est vrai il y a toujours à ranger quelque chose ne serait-ce que ce que l’on apporte, positionner la bouteille de gaz par exemple, mais c’est aussi remettre une ampoule…

L.C.

Ne tombe-t-on pas là sur la question du prix du service ?

E.C.

Effectivement, le plus souvent les particuliers trouvent trop cher le prix de la ‘course’, ceci ne se pose pas pour l’entreprise car entre l’urgence qui motive son appel et notre prix il n’y a pas ‘photo’…et puis le coût est répercuté, mais pour le particulier, ce n’est pas la même chose…

L.C.

Un prix acceptable pour une course en ville pour un particulier c’est quoi ?

E.C.

Le prix qui serait accepté sans trop de problème c’est de l’ordre de 60 FR, mais pour un ‘caddie’ de 250 FR c’est déjà une somme.

L.C.

Enregistrez-vous une vraie demande sur ce sujet ?

E.C.

Pour les particuliers c’est encore très diffus, mais pour les commerçants ont sens une réflexion, nous sommes questionnés de plus en plus souvent et testés de même, d’ailleurs dans ce cadre la politique qui consiste à recourir au moins disant systématiquement est une erreur, car après avoir ‘aidé’ à couler une entreprise les demandeurs sont bien obligés de payer le juste prix.

4 - L.C. Votre " modèle économique " ainsi qu’il se dit maintenant, comment est-il constitué ?

E.C.

Je m’en sors car j’achète mes véhicules et les utilise au maximum sur 4 ans, même si je fais des réparations notables le coût kilométrique est nettement plus avantageux que celui proposé par les loueurs.

Mes véhicules font de l’ordre de 80 à 150 000Km par an, il suffit d’avoir un bon mécano – ce qui pour nous est une denrée rare – et de tenir compte de ces investissements dans mon coût kilométrique.

L’autre poste se sont les Hommes, mais j’ai aussi des personnels féminins dans mon équipe, d’ailleurs sur des trafics sensibles et difficiles, avec les ex-pays de l’est elles réussissent mieux que les hommes.

Donc, c’est un poste très important, comme dans tous les métiers du transport, nous avons en plus la dimension du ‘stress’ du client ou les attentes de services des particuliers…il faut bien choisir les personnes.

Ma vision est que ce poste doit être très borné et contrairement à ce qui a pu se faire ni recourir à une fausse sous-traitance ni exploiter ses personnels.

Si ces deux postes sont biens tenus et que nous vendons au juste prix tout va bien, c’est pourquoi je préfère perdre un client momentanément que de sacrifier la rentabilité.

 

5 – L.C. quelles sont les perspectives d’organisations que vous entrevoyez ?

E.C.

En fonctions de mes clients j’en vois deux principales.

Pour les entreprises il faut que je sois en mesure de les suivre sur le couple, distance européenne, ce qui pose la question des pays centre-Europe, et fiabilité. Le coût n’est pas à mettre en premier, ce qui importe c’est le service et là le ‘flux tendu’ est le maître mot.

Ma réponse à cette demande c’est la création d’un réseau de réseaux, qui passe par des accords de fiabilité et de tarifs.

J’ai déjà une structure embryonnaire, même, un peu plus, car s’il faut aller dans le centre de Lisbonnes, en huit heures au départ de la France il faut un relais à Barcelonne.

Nous pensons aboutir bientôt à un système ‘internetisé’ d’un type assez neuf dans sa conception, ce qui devrait nous permettre d’améliorer notre performance.

Pour les particuliers, c’est une autre affaire…Au fond, il faudrait pouvoir collecter ‘en masse’ et distribuer à l’unité avec le respect d’horaires, voir être en mesure de repasser dans la même journée ?

Il faut pour cela abandonner nos véhicules et revenir au vélo voir à pied, voir n’avoir qu’un véhicule et mutualiser la distribution par zones !!!

Cela nécessite aussi de disposer de locaux de proximité qui servent de sas à ces flux sur un quartier, une ville, on y pense…

L.C.

Mais ces " boutiques " seraient-elles rentables avec la demande des particuliers ?

E.C.

Il faudra sûrement là aussi mutualiser les demandes entreprises/particuliers au sein de la journée et dédier des activités et de trafics.


 

Les articles formation, conseil et audit Logistique.

 


-- GA
LOGISTIQUE-1.com : Formations et conseils logistique et transport
Transport Logistique .org | Informations et formations gratuites en logistique et transporttransport et logistique