Rester chez soi lorsqu'on est âgé et dépendant nécessite le recours à deux types de prestations : l'aide ménagère et les soins. Le volet santé est pris en charge par la Sécurité sociale, sur prescription médicale. Mais l'offre des services de soins à domicile ne répond pas toujours aux attentes des utilisateurs.
Cette structure est gérée par la commune ou par une association (dans 75 % des cas). Des infirmières assurent la partie technique (escarres, perfusions) et des aides-soignantes sont
chargées de la toilette et des soins annexes (instillations de collyres non médicaux, distribution des médicaments déjà préparés).
Notre lecteur nous fait part de sa déconvenue. Il reproche aux aides-soignantes : (les parenthèse sont du rédacteur du Blog)
Des erreurs ... (Procédures)
Une certaine brusquerie ... (Délais, Procèdures et Niveau de services )
Il déplore aussi des négligences : certaines ont omis de mettre à la dame son patch cardiaque et oublié la clé de la maison (Procèdures) n'ont pas fermé à clé en partant, (Procédures)
"La plupart font l'impasse sur le lavage intime", ajoute-t-il (Procédures).
Enfin, il regrette qu'un grand nombre d'intervenantes se succèdent (Planificaton et Information) ...
Quant aux horaires, ils sont fantaisistes :" Il arrive qu'on vienne lever ma mère à 11 h 30 et la coucher à 16 heures !"(Planification)
'Réponses de la structure'
1 - Les rotations de personnel et les horaires peu satisfaisants sont dus au manque de personnel qualifié, car la formation coûte cher. chaque aide-soignante a la responsabilité de six à sept patients. "Il n'est pas possible de passer chez tout le monde à la même heure", explique la directrice. Priorité est donnée aux personnes atteintes de pathologies lourdes, incontinentes, ou isolées, qui ne peuvent pas se lever sans aide.
2 - Le SSIAD emploie des aides-soignantes à temps plein ou partiel (de 25 % à 85 %), ainsi que des vacataires. Elles travaillent de 8 heures à midi et de 16 à 20 heures, avec des roulements
le week-end.
3 - Pour établir le planning, il faut jongler avec ces contraintes et faire face aux absences imprévues.
Fin 2006, on comptait 2 028 SSIAD (de petites structures en majorité) pour 91 418 personnes âgées.
Quelle que soit la capacité de prise en charge du SSIAD (de 30 à 150 personnes), chaque aide-soignante a la responsabilité de six à sept patients.
"L'oeil du logisticiens'
Le récit premier montre que les principaux défauts reposent sur :
Une manque de procédures ! existent-elles ?
Des carences dans la planification ! comment est-elle faite?
Une vision relative de ce qu'est le service ! existe-t-il un tableau de bords ?
Les réponses de la direction tendent à faire croire :
Que le niveau des personnels est un frein à l'adoption de procédures et de planifications
Que la planification est difficile du fait d'un grand nombre d'intervenants
Que les week end, horaires et contraintes sont des limites dures de planification
Mais de qui se moque-t-on ? Depuis quand ce 'types' de difficultés interdisent-elles de planifier et de 'former'. C'est justement cela qui a été dépassé dans les secteurs' industriels' et qui permet que nous disposions de biens et services consommables ?
Pour la "petite histoire" en 1997 et 1998 j'ai eu à travailler sur un projet similaire, de planification du travail dans un établissement honorable et connu de la région bordelaise dans le cadre d'une mission initiée grace au fonds européens pour la santé et qui portait sur ce type de problèmatique puisque la population européenne vieillit le soutien à domicile devient essentiel
Après enquête avec nous nous sommes aperçu que la problèmatique et ses éléments étaient tous assimilable à des questions de "Gestion de production" ... Pour peu que l'on admettent qu'il y a un service à rendre LE PRODUIT et que des composants y concourrent LES INTERVENANTS et LEURS MOYENS sont le fait de paramètres et de contraintes ; le problème étant 'assez' simple puique on en dénombrait bien moins que dans les cas ''normaux' de production, alors pourquoi ne pas le faire?
C'est bien simple :
On est dans le secteur de la santé, les organismes se noient dans le 'médical' et ne pensent/'ne veulent' pas à s'organiser, d'ailleurs le voudraient-ils, que toutes les "mauvaises bonnes raisons" habituelles - On est dans le cadre de la vie et la mort !!! On est un secteur spécifique aucun autre ne nous est assimilable !!! le contact avec le patient est essentiel !!! on n'est pas une machine on soigne !!! - rappliquent au galop
Les pistes pour éviter cela me dira-t-on ?
"Simple et tout d'éxécution, disait Napoléon, comme la guerre" !!! (C'est d'ailleurs bien une guerre contre les coûts prohibitifs dans laquelle nous sommes engagés)
1 - L'inria prend une initiative de créer une 'concours nationale' pour la création d'un panel de logiciels (4 à 8 ) qu'elle agréra, grace à un appel d'offre à toutes les fac de Maths,
d'Organisation Logistique et de Production ainsi qu'aux grandes écoles d'Ingénieurs (Durée 18 mois)
2 - Un comité sélectionne les projets (dans lequel la 'médecine' est partenaire à 1/4 des membres) et en grande pompe remets les "x" prix aux divers gagnants
(Critères de choix : Logiciels libres, "Plug an play", formation aisée, utilisation 'intuitive' et le tout fonctionnant en réseau)
3 - Les structures d'état régionales qui 'accréditent' les acteurs locaux imposent le choix et l'utilisation de l'un des outils
4 - Ces outils sont branchés en permanence sur un réseau de collecte d'information au niveau régionale et des statistiques nationales tenues toutes les semaines ...
5 - Qui n'utilise pas le logiciel est déréférencé et donc interdit de pratiques
"Mais vous révez mon cher ami c'est de l'économie planifié que vous décrivez là !"
Eh bien non, car un système similaire fonctionne tous les jours sous notre beau soleil de France ... Celui du contrôle technique de nos automobiles ... et sans offenser personne ce qui a été mis en place avec des garagistes doit pouvoir l'être avec des aides soignantes, des infirmiers et des medecins' (Là aussi j'ai participé à la mise en place du contrôle technique!)
Avec cela on pourra :
Planifier les rendez vous et procurer un relatif calme aux organismes ce qui permettra de former 'à la bien séance et pas se prendre la tête pour être medecin', à convenir de procédures et à savoir les rappeler et les faires mettre en oeuvre, mais aussi créer des bourses de moyens entre réseaux à convenir et décider de dépannages, sans compter 'cerise sur le gateau' faire une centrale d'achat unique des divers produits "médicaux" et déconcentrée dans son exploitation pour que chacun y participe avec un régulation des frais ...et des coûts !
Conclusions :
Comme quoi les responsables étatiques ne sont pas dupes car parmi les 10 métiers de 'l'imigration choisie' il y a un pôle organisation et méthodes ??? Nous souffrons de quelques carences !!!
Comme quoi les dires de cette directrice me font penser à cette grenouille qui pensait que le ciel avait la dimension de la margelle du puit dans lequel elle vivait !!! Et nous sommes myopes ???