1 - Nous sommes en retard à cause de nos richesses passées !Largement doté de surfaces en proximité de zones de chalandises, disposant d’un large volant de personnels formés, développeur soit de solutions de massification des réseaux de distributions ou mainteneur d’archaïques formes de ventes, inféodé à une pensée plus conceptuelle que pragmatique ce qui nous fait approcher les faits par les ‘logiciels’ moins que par le ‘matériel’ le tout se répercutant dans les programmes de formation des cadres logistique, la France est en retard tel le lapin d’Alice au pays merveilleux de la vente et des conquêtes de marchés !
2 – Les origines d’une évolution.Cette situation de retard, peut évoluer si l’on se réfère à des sites récemment équipés et aux raisons qui ont poussé à leur automatisation ainsi que à la manière dont ils ont été automatisés.
21 – Les marchés évoluent,La prise en compte de plusieurs circuits de distribution qui sont autant évolutifs, qu’ exigeants conduisent à un accroissement du nombre de références, du nombre de commandes, à une pulvérisation du nombre de lignes de commandes - elles mêmes se segmentant en typologies non homogènes – à l’augmentation et de la diversité des opérations complémentaires, tout autant qu’a diversité des préparations de commandes (détail, colis, couche, palette, cross docking, ...) Toutes ces causes entraînent une complexité croissante des opérations logistiques qui doivent s’effectuer sous contrainte de temps, livraison le lendemain, et de qualité tout en absorbant les pointes de saisonnalité, les ventes poussées et les évènements commerciaux.
22 – La production/Achat se flexibilisent,Face à ces Marchés - demandes, autant erratiques que volatiles le couple production – achat cherche à se doter des formes les plus flexibles via les modalités des systèmes en ‘juste à temps’ tout autant que de recherches d’organisation visant souplesse et réactivité.
23 – Les stocks se doivent d’être ‘en ligne’ avec les besoins,
La révolution du ‘zéro stock’ ne consiste pas à les éradiquer mais à définir la ‘forme’ qu’ils doivent prendre pour répondre aux marchés, ceci passe par leur correct dimensionnement tout autant que par leur idoine composition interne, parfois ils faut les faire augmenter parfois il faut drastiquement les réduirent … et ce selon les marchés et les périodes !!!
24 – Le Transport –Livraison se coule entre les contraintes des marchés et les impératifs sociétaux,Dans des espaces commerciaux et sociétaux de plus en plus ‘conflictuels’ et ou les gains de productivité sont faibles, le dernier maillon ne peut plus rattraper les temps perdus en amont.
3 – Penser l’automatisation.
31 – « Voir Loin » !Aujourd’hui, penser automatisation sur le seul gain de ‘masse salariale’, par réduction de personnel ou non embauche serait se méprendre sur le bût assigné à un tel projet.
Les exemples primés cette année nous démontrent :
Qu’Il existe bien d’autres critères pour justifier l’automatisation d’un site logistique dont la finalité n’est pas le « R.O.I. sur 12 mois » mais bien :
- La prise en compte des besoins du marché pour conduire à un avantage concurrentiel,
- La réduction des coûts de la fonction logistique et
- L’optimisation de la chaîne logistique, de la production – achat au client final
32 – « Commander court » !
321 – les Entreprises primées démontrent que les principes à retenir sont les suivants :Le projet d’automatisation doit analyser les objectifs et contraintes, notamment préserver les évolutions, et ne pas vouloir automatiser ce qui est difficilement automatisable ce qui conduirait à des sur investissements.
L’automatisation doit être raisonnée, se limiter à certaines fonctions, les tâches les plus répétitives et laisser à l’humain sa place pour les autres tâches.
La réussite dépend de la bonne coordination des différentes opérations logistiques, qu’elles soient automatisées ou manuelles, de la bonne intégration des opérateurs dans le processus d’évolution et du déploiement des bonnes solutions de maillages informatiques.
322 – Ce que l’on peut en attendre :L’automatisation permet l’amélioration notable et continue des niveaux de services à la clientèle tout autant qu’en interne entre les différentes fonctions et services.
L’automatisation permet des gains de surface (Qui maintenant, on le sait, représente la moitié d’un coût unitaire de manutention) au sol par rapport à un entrepôt non automatisé ou en permettant le regroupement de plusieurs entrepôts sur un même site.
Ce gain est encore plus important dans le cas d’une ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement) en cas d’incendie qui impose des distances de sécurité par rapport aux locaux habités et limites de propriété.
L’ensemble de ces analyses ne pouvant qu’être renforcées par les contraintes environnementales
L’automatisation du site logistique permet d’optimiser un maillon important de la chaîne logistique et même de faire en sorte qu’il soit le régulateur entre les besoins clients et la production en optimisant les stocks sans rupture pour la satisfaction des clients.
L’automatisation d’un site logistique prend ainsi une toute autre dimension quand il est pensé en osmose avec l’impératif humain ; cette automatisation, il importe de la réaliser, la faire vivre avec les hommes et la faire évoluer avec eux.
4 – Les divines surprises.
Automatiser c’est aussi entrer dans un cycle de rectitude de pensée, c’est être obligé de penser la globalité, les interaction entre activités et fonctions en pénétrer les logiques et en planifier le fonctionnement de manière fine.
Automatiser c’est aussi savoir disposer de nombre d’informations et d’en tirer autant de possibilités d’actions que de réflexions pour évoluer.
Automatiser c’est permettre aux personnels d’évoluer dans des fonctions à valeurs ajoutées et techniques tout autant que d’avoir une vision de son travail valorisé.
Automatiser c’est permettre à une entreprise de disposer de scénarios et de solutions possibles afin de lui permettre de faire face !
« Le comité des experts »
Juin 2007