Il n’existe pas une seule vérité et une réponse universelle qui permettrait de gérer son système d’information logistique
En d'autres termes, grâce à la fluidification des échanges d'informations entre applications opérés par l'outil d'EAI et à l'ouverture technologique de SAP for Retail, Carrefour Belgique gère désormais ses processus de manière globale, en temps réel, qu'ils soient pris en charge par une ou plusieurs applications. « Il n’existe pas une seule vérité et une réponse universelle qui permettrait de gérer son système d’information logistique » souligne Bruno Petozzi de Cap Gemini.
Les besoins des grandes entreprises qu’elles soient issues du transport multimodal, de l’industrie de chimie complexe, ou de la distribution, sont tellement divers et variés, qu’il serait tout à fait utopiste, voire malhonnête de prétendre pouvoir les adresser avec des solutions standards tels que les PGI.
Jusqu’ici les grandes entreprises avaient deux alternatives.
La première reposait sur des développements « maison » qui correspondaient bien à leurs attentes et contraintes en matière de SCM mais qui demeuraient coûteux en maintenance et surtout posaient de gros problèmes d’évolutivité au système d’information.
La deuxième alternative était proposée par la mise en œuvre des meilleures pratiques des PGI.
« Il existe une autre vérité. Il faut absolument sortir de ces paradigmes et faire en sorte que le système d’information puisse gérer le mieux possible les tâches qui lui sont confiées car une grande entreprise ne peut rentrer dans le process dicté par un PGI. » commente Jean-Charles Deconninck PDG de Generix. Avec son framework, Generix est ainsi l’un des rares éditeurs du marché à avoir la capacité à proposer des co-adaptations de ses solutions avec ses clients.
Et de tenter ainsi d’apporter aux entreprises le meilleur des deux mondes, celui du PGI et du spécifique, via une totale complétude fonctionnelle. « Le problème c’est que la consolidation du marché des éditeurs de PGI est génératrice d’un mode de pensée unique, alors que nous défendons au contraire l’innovation et la créativité au sein des systèmes d’information. » soutient Jean-Charles Deconninck.
Comment l’éditeur y parvient-il ?
D’une part en proposant avec « Generix Collaborative Entreprise » une offre logicielle de bout en bout qui couvre toute la chaîne de valeur de l’entreprise (achats, logistique, administration, vente). Une offre basée sur un socle technologique ouvert et évolutif « e-gx » reposant sur une architecture orientée services (voir encadré) et sur lequel l’éditeur a investit près de 15 % de son chiffres d’affaires cette année.
L’autre atout de Generix est d’afficher une totale indépendance visà- vis des technologies propriétaires et diminution des coûts oblige, d’investir massivement sur les environnements Open Source (logiciels libres, Linux) et les technologies standard du marché (J2EE, Java, SGBDR Oracle etc…).
L’innovation étant au cœur de sa stratégie, l’éditeur a par ailleurs déposé plusieurs brevets dans le domaine de la conception des flux. L’éveil des grandes entreprises à l’homogénéisation de leurs systèmes d’information logistiques demeure cependant très difficile, en particulier dans le secteur de la grande distribution qui reste très centrée sur son nombril. « Il faut éduquer ces entreprises pour leur expliquer que le marché n’est pas ce qu’elles en attendaient et qu’à force de chercher des optimisations opérationnelles au mauvais endroit, on arrive aujourd’hui à une situation très tendue d’un point de vue légal » note Bruno Petozzi. Un changement et des optimisations de processus qui devraient s’effectuer de manière itérative.
Début 2006, les grandes entreprises se sont surtout posé la question de comment garder leurs clients. Dans un deuxième temps, elles étudieront la manière d’optimiser l’organisation interne afin de fournir un meilleur service au meilleur coût, via des stocks adaptés. Il leur faudra également veiller à optimiser les systèmes de réapprovisionnements qui sont encore basés sur les statistiques de ventes en leur donnant plus d’intelligence. Cette restructuration de l’entreprise va inévitablement passer par une phase de re-engineering de processus. « La meilleure alternative consisterait, de mener un état des lieux des processus, si nécessaire de les revoir entièrement et d’y associer cette démarche à du pilotage d’activité pour ne pas retomber dans les erreurs du passé » analyse Bruno Petozzi.
LE JOURNAL DE LA LOGISTIQUE : 2006